
N’DJAMENA (NOVOpress) - Le procureur de la Cour criminelle de N’Djamena a requis mercredi une peine de sept à onze ans de travaux forcés contre les six Français membres de L’Arche de Zoé pour tentative d’enlèvement vers l’Europe de 103 enfants africains âgés de un à dix ans. Le ministère public a également demandé que les enfants dont les parents ont été identifiés leur soient retournés et que des dommages et intérêts d’un montant total de 4,12 milliards de Francs CFA (6.22 millions d’euros) soient versés à l’ensemble des familles pour le préjudice causé. Les six Français, arrêtés le 25 octobre dans
l’est du Tchad limitrophe du Darfour soudanais étaient théoriquement passibles de cinq à 20 ans de travaux forcés.
En revanche, le procureur a été plus clément vis-à-vis de leurs intermédiaires tchadiens et soudanais. Il a plaidé l’acquittement pour deux des accusés tchadiens et il a réclamé qu’un autre Tchadien ainsi qu’un réfugié soudanais bénéficient de circonstances atténuantes, en laissant la durée de leurs peines à l’appréciation du jury.
Compte tenu de la médiatisation de l’affaire et de l’implication personnelle de Nicolas Sarkozy dans ce dossier (il a effectué un
voyage-éclair à N’Djamena le 4 novembre), il est fort peu probable que les accusés purgent leur peine au Tchad. Deux hypothèses semblent probables : le rapatriement des six à l’issue d’une grâce présidentielle du chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby. Ou, à défaut, une extradition des accusés vers la France pour y purger leurs peines une fois le verdict prononcé.
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